L'Histoire de la Réunion

La Révolution à Bourbon

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1789-1819 : la période révolutionnaire et impériale 

C'est une période trouble pour l'île, qui subit les contrecoups des guerres de la Révolution et l'Empire. Les tensions naissent surtout quand l'assemblée coloniale créée par la Révolution refuse d'abolir l’esclavage
en 1793.

 

L'île Bourbon devient l’Ile de la Réunion.


1799 : l'assemblée coloniale impose à l'île une véritable dictature,

 

En 1801, la Réunion revient sous le contrôle de la France après la prise de pouvoir de Bonaparte. Cependant Napoléon transforme à nouveau le statut de l'île en la plaçant sous l'autorité d'un capitaine général résidant en Ile de France (Ile Maurice). L'assemblée coloniale est supprimée et l'esclavage rétabli en 1802. L'île prend le nom d'« île Bonaparte » en 1806. En 1808, l'île, sans défense, subit le blocus de la flotte britannique.

La Bataille de La Redoute

Le 7 juillet 1810, les Britanniques, commandés par le colonel Henry Sheehy Keating, débarquent à la Grande Chaloupe et font route vers Saint Denis.


Le 8 juillet 1810 a lieu la bataille de la Redoute. Les troupes Françaises commandées par le colonel Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne capitulent.

 

Le 9 juillet, l'île reprend le nom d'île Bourbon. Jusqu’en 1815, l'occupation britannique s'effectue sans évènement notable, et le 30 mai 1814 le traité de Paris est signé. Les Britanniques rétrocèdent l'île à la France en avril 1815, c'est la seule île de l'océan Indien rendue à la France. L'île compte alors 68 309 habitants.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Nota : le fortin de le Redoute vient d’être rénové grâce à des associations, le ministère de la culture et les FAZOI. Des visites sont organisées. 

Henry Sheehy Keating

Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne

Novembre 1811, le complot de Saint Leu

Un complot se trame entre les esclaves du Gol et ceux de Saint-Leu, avec pour but de rallier tous les esclaves du Sud contre les Blancs.

 

Dans cette région de grande culture, ils sont à peu près dix fois plus nombreux que les Blancs. La localité compte alors : 363 Blancs, 131 Libres de couleur et 5 050 esclaves.


Les colons et l’ordre colonial réprimèrent cette révolte très sévèrement. Entre cinquante et cent esclaves tués. Lors du procès les esclaves se plaignirent avant tout de l’absence de salaire et de repos. Vingt cinq furent condamnés à la peine de mort afin de les dissuader d’une nouvelle tentative de révolte.

Monument aux esclaves révoltés de 1811  dressé à Saint-Leu

Etat nominatif des détenus au bloc de Saint Paul

L'ile des poètes

La Réunion a été pendant très longtemps présentée comme l’Ile des poètes, et plus généralement d’hommes de lettres au XVIII et XIXe siècles.


Leconte de Lisle est le plus connu,

 

Deux noms dominent le siècle des lumières : Antoine Bertin et Evariste de Parny (premier académicien Réunionnais) qui appartiennent à l’élite des créoles blancs. Ils dénoncèrent la pratique de l’esclavage comme responsable de la violence sociale qui régna dans la colonie.

Leconte de Lisle

La fin du XVIIIe siècle est marquée par un bouillonnement intellectuel avec la création de sociétés culturelles.

 

L’impression du premier journal en 1794, mais la censure napoléonienne et l’ordre social imposé par les colons hostiles à l’abolition de l’esclavage limitent l’accès au savoir et à la culture.

Sources  :

https://www.portail-esclavage-reunion.fr

https://gallica.bnf.fr

www.grandesdatesdelareunion

https://fr.wikipedia.org

Antoine Bertin

Evariste de Parny